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Enquête exclusive sur les protestants : Sacrée famille !

Dans le cadre du colloque « Les protestants en France, une famille recomposée. États des lieux et repères », une enquête de l’Ifop vient jeter une lumière nouvelle sur cette minorité, descendante de Calvin.
Si les réformés et les luthériens demeurent majoritaires, c’est bien l’irruption des évangéliques qui dessine le nouveau visage du protestantisme.

Confirmation et précision. Les protestants français se divisent bien en deux familles aisément identifiables : les luthéro-réformés qui représentent 56 % de l’ensemble et les évangéliques 30 %. La majorité du protestantisme en France reste donc à dominante luthéro-réformée. Les mouvements évangéliques ont connu un incontestable développement ces dernières décennies, mais ils ne constituent pas – ou pas encore – la famille majoritaire du protestantisme en France. Ce sondage confirme en réalité l’estimation communément admise : l’évangélisme représente environ un tiers des forces protestantes en France. De fait, c’est le protestantisme dans son ensemble qui semble progresser aujourd’hui. Cette famille religieuse compte un cinquième de nouveaux venus. L’apport de nouveaux membres vient principalement des protestants évangéliques, même si les luthéro-réformés comptent 11 % de nouveaux membres. Ce qui n’est pas si mal pour une famille que l’on annonce régulièrement sur le déclin.

Tradition familiale, liberté d’esprit, lecture de la Bible sont les principaux motifs d’adhésion donnés par l’ensemble des répondants. Mais ces réponses diffèrent sensiblement selon que l’on a affaire aux protestants luthéro-réformés ou aux protestants évangéliques.

Des chrétiens pratiquants

Plus d’un quart des protestants vont au culte chaque semaine. 39 % d’entre eux sont des « pratiquants réguliers ». Ils sont nettement plus pratiquants que les catholiques qui, en 2009, n’étaient que 7 % à se rendre à la messe au moins une fois par mois (sondage Ifop 2009-2010 sur le catholicisme en France). Un bon résultat qu’il faut mettre à l’actif de la minorité de sensibilité évangélique.

Même constat à propos de la lecture de la Bible ou la prière. Ils sont 34 % à lire la Bible une fois par semaine. Ils méritent ainsi leur réputation d’hommes et de femmes de la Bible. Surtout si on les compare à la population catholique qui n’en compte que 7 % (sondage IPSOS – Alliance biblique française, janvier 2010). De même, ils sont plus de 45 % à prier au moins une fois par jour. Là aussi, le fort taux de lecteurs de la Bible et de pratique de la prière est dû à l’importance prise par les évangéliques dans le protestantisme en France.

Que ce soit pour l’assistance au culte, la lecture de la Bible ou pour la fréquence de la prière, les protestants évangéliques sont plus « pieux » que leurs coreligionnaires luthéro-réformés. Les écarts sont considérables : sur 100 protestants présents au moins une fois par mois le dimanche matin au culte, il y a aujourd’hui 55 protestants évangéliques, 37 protestants luthéro-réformés et 8 protestants d’autres sensibilités.

Différence évangélique

Mais qui sont ces évangéliques, en réalité ? Ce sondage donne pour la première fois une image précise de cette famille spirituelle. Pour Jérôme Fourquet, directeur adjoint du Département Opinion et Stratégies d’Entreprise Ifop, la confirmation de cette dualité du protestantisme apparaît comme une évidence : « Il existe bel et bien deux familles très distinctes dans le protestantisme. Sur certains sujets éthiques, mais aussi sur le plan sociologique, ou celui des pratiques, tout sépare les protestants “canal historique” des nouveaux mouvements évangéliques. » Si certains aspects présumés sont confirmés, d’autres sont moins attendus. Petit panorama des différences et des convergences.

Différence d’attitude. On l’a vu, les évangéliques sont beaucoup plus assidus à la lecture de la Bible, à la prière et à la vie cultuelle de leurs communautés, mais – et ceci, explique peut-être cela – ils sont surtout nettement plus optimistes que leurs coreligionnaires luthéro-réformés sur l’avenir du protestantisme. Ils sont 67 % à penser que le protestantisme va se développer. Seuls 24 % des luthéro-réformés le pensent aussi.

Différence au plan des valeurs. Les protestants luthéro-réformés et les protestants évangéliques diffèrent profondément en matière d’éthique sexuelle et familiale. Même si le droit à l’avortement apparaît très majoritairement acquis chez les protestants, les écarts demeurent forts sur ce droit d’avorter. De même, à propos de la bénédiction des couples homosexuels et le choix du moment de sa mort. En ce qui concerne la bénédiction des couples homosexuels, on remarquera que même les luthéro-réformés y sont majoritairement opposés.

Différence théologique, enfin. Les luthéro-réformés et les évangéliques ne comprennent pas de la même façon l’action du Dieu Tout-Puissant qu’ils confessent les uns comme les autres.

Les luthéros-réformés sont attachés à la tradition familiale et à la liberté d’esprit, les évangéliques à la place accordée à la Bible et à la façon d’exprimer la foi chrétienne. Une religion par héritage d’un côté, par choix de l’autre, une sensibilité plutôt libérale d’un côté, plus bibliquement centrée de l’autre.

Conservateurs assumés, seraient-ils pour autant fondamentalistes ? Les résultats de ce sondage infirment clairement cette idée.

Seuls 22 % des protestants perçoivent le récit biblique de la Création comme un récit historique. Qu’il y ait nettement plus de luthéro-réformés que d’évangéliques à considérer que le récit biblique de la Création est un mythe était un résultat attendu. Mais qu’il y ait 14 % des évangéliques qui le pensent est inattendu. Le point de vue créationniste recoupe moins les appartenances confessionnelles que l’origine socioculturelle des sondés. Un tiers des personnes issues des milieux sociaux populaires approuvent le point de vue créationniste, contre un peu plus de 10 % chez les cadres supérieurs. À l’inverse, le récit biblique de la Création est un mythe pour 29 % des ouvriers contre 40 % des cadres supérieurs.

En matière de politiques publiques envers les religions, les opinions des protestants luthéro-réformés et des protestants évangéliques convergent largement. Les orientations politiques des luthéro-réformés et des évangéliques diffèrent peu. L’opposition couramment faite entre un réformé de gauche et un évangélique de droite ne correspond pas à la réalité. Il y a un véritable pluralisme politique parmi les protestants français, quelle que soit leur sensibilité. « Sauf, remarque Jérôme Fourquet, que ces évangéliques participent bien par les valeurs qu’ils défendent au courant le plus conservateur de la société française. Leur prise de distance avec la droite au pouvoir est probablement liée à la dureté des discours actuels de la majorité vis-à-vis de l’immigration. »

Fortes disparités régionales

Surprise, alors que la grande région Alsace-Moselle est réputée moins sécularisée que le reste de la France, les protestants y apparaissent nettement moins pratiquants que leurs coreligionnaires d’Ile-de-France. Cette région très urbanisée offre l’exemple d’un protestantisme particulièrement fidèle à la prière, à la lecture de la Bible et à la participation au culte. Les autres régions de France se situent entre ces deux extrêmes.

Marqués plus que d’autres régions de France par une riche tradition protestante historique, les protestants d’Alsace-Moselle, sans doute parce qu’ils constatent une certaine érosion de ce protestantisme traditionnel, sont moins optimistes que leurs coreligionnaires des autres régions sur l’avenir du protestantisme. Au contraire, les protestants d’Ile-de-France, une région qui connaît de la façon la plus manifeste les recompositions contemporaines du protestantisme avec l’impact des protestants évangéliques et de diverses Églises ethniques, sont les plus nombreux à penser que le protestantisme va se développer.

Des jeunes plus pratiquants que leurs aînés

S’agit-il d’un renversement durable de tendance ? En tout cas, le constat est là : ce sondage manifeste une inversion de la corrélation classique selon laquelle plus on est jeune, moins on pratique. Chez les protestants, en 2010, les jeunes pratiquent plus que leurs aînés, aussi bien en étant plus nombreux chaque semaine à assister au culte et à lire la Bible ! Ils sont également plus nombreux à prier quotidiennement. Cette tendance est principalement due à la sensibilité évangélique. En effet, chez les protestants de cette sensibilité, on observe que 65 % des moins de 35 ans se rendent au culte chaque semaine contre 58 % des 35 ans et plus. Alors que, chez les luthéro-réformés, c’est le cas de 5 % des moins de 35 ans et 9 % des 35 ans et plus.

Dans le même ordre d’idée, il est frappant de constater que les jeunes protestants croient plus aux miracles que leurs aînés. L’enquête TNS Sofres de 2006 sur « Les Français et les miracles » avait déjà observé cette tendance.

Au plan éthique, droit à l’avortement, choix du moment de sa mort, les protestants de moins de 35 ans y sont nettement moins favorables que leurs aînés. Par contre, les opinions diffèrent peu sur la bénédiction des pacsés et, surtout, des couples homosexuels : l’opposition demeure.

S’il n’existe pas de grandes différences entre les jeunes et les moins jeunes sur les motifs d’adhésion au protestantisme, les « orientations morales » dominent chez les moins de 35 ans alors qu’elles sont reléguées très loin en arrière chez les plus âgés. Enfin, les protestants de moins de 35 ans semblent plus optimistes que leurs aînés quant à l’avenir du protestantisme.

Lire la Bible n’est pas sans effet !

Les protestants, une famille recomposée ? Oui, incontestablement, selon les données de ce sondage qui confirme l’importance prise par l’évangélisme parmi les protestants de France et qui révèle une certaine vitalité religieuse de la jeunesse. Une famille très diversifiée aussi, avec des protestants qui ont des manières différentes de s’inscrire dans la lignée des réformes du XVIe siècle et de s’assumer comme chrétien protestant au XXIe siècle. Des protestants qui apparaissent très divisés sur un certain nombre d’enjeux éthiques contemporains.

Des protestants qui, comme hommes et femmes de la Bible, continuent à montrer, par leurs options mêmes, que lire la Bible n’est pas sans effet : à la question ayant trait au nombre trop important d’immigrés en France, il n’est pas inintéressant d’observer que plus on lit la Bible, plus on est en désaccord avec cette proposition : 71 % des lecteurs hebdomadaires de la Bible ne sont pas d’accord pour dire qu’il y a trop d’immigrés en France contre 47 % de ceux qui ne lisent jamais la Bible. « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli. » (Mt 25,35). 
 
 

Un nouveau sondage plus riche et fouillé

Le questionnaire à la base de ce sondage a été élaboré par Sébastien Fath et Jean-Paul Willaime, en concertation avec l’Ifop, Réforme et la Fédération protestante de France. Il a été financé par la Fédération protestante de France, l’hebdomadaire Réforme, le quotidien La Croix et, sur un crédit spécifique, par l’Institut européen en sciences des religions. Il a été réalisé par les enquêteurs de l’Ifop par téléphone en mai et juin 2010.

Ce sondage n’évoque plus les « proches du protestantisme », mais des personnes s’identifiant soit comme « protestantes », soit comme « chrétiennes évangéliques ». 18 % des sondés se sont ainsi prioritairement identifiés comme « chrétiens évangéliques », alors que 30 % des répondants de cet échantillon de 702 personnes disent être de sensibilité évangélique.

L’échantillon est cette fois beaucoup plus large que lors des précédentes enquêtes (702 personnes contre 400 à 500). Un tel volume permet d’effectuer des tris croisés sur une base plus solide.

J.-L. M. 
 

Des institutions peu connues

À la question de savoir si la Fédération protestante de France devrait rassembler toutes les sensibilités du protestantisme, 35 % répondent « oui », 15 % « non » (35 % disent ne pas connaître ou ne pas connaître suffisamment la FPF et 15 % déclarent ne pas avoir d’avis sur la question). Quant au nouveau Conseil national des évangéliques de France, si 13 % l’approuvent, 6 % le désapprouvent, 20 % n’ont pas d’avis sur la question et 61 % déclarent ne pas connaître le sujet. Rappelons que le sondage a été réalisé au moment où le CNEF était porté sur les fonts baptismaux.

Un CNEF quasi ignoré de l’ensemble des protestants et une FPF dont l’existence fait sens pour moins de la majorité des sondés. Pour Jérôme Fourquet, il faut voir là le signe de la désaffection générale vis-à-vis des institutions, mais aussi « l’indice de querelles théologiques plutôt incompréhensibles pour les fidèles et strictement réservées aux spécialistes ».*

J.-L. M. 
 
 

Des évangéliques plutôt non conformes

Analyse. Pour Sébastien Fath, ce sondage comporte un bon lot de surprises à propos des évangéliques.

Aucun sondage avant celui-ci n’a pris en compte à un tel degré la diversité protestante française. Jusqu’alors, les sondages minoraient beaucoup la part évangélique en raison d’une question «filtre» requérant d’entrée l’identification protestante, ce qui excluait la proportion des protestants évangéliques qui refusent, pour diverses raisons, de s’identifier comme protestants. Cette fois-ci, même les évangéliques qui refusent de se reconnaître d’entrée comme protestants sont intégrés, ce qui donne à ces résultats une représentativité bien plus prononcée que dans les sondages précédents.

D’une manière générale, ce sondage apporte, au sujet des protestants évangéliques, des éléments de confirmation, des demi-surprises, et au moins deux surprises de taille.

Les éléments de confirmation sont la plus grande jeunesse des évangéliques, leur pratique plus importante, leur accent sur la conversion, mais aussi le conservatisme moral, et une grande difficulté à appréhender le dialogue interreligieux. Il y a bien un rigorisme doctrinal et un exclusivisme évangélique, en lien indirect avec la dynamique « conversioniste » de ces milieux. C’est parce que le message est absolu, seule source de salut, et porteur d’une vérité transcendante, que les évangéliques martèlent avec une telle insistance l’offre de salut chrétienne. Autre confirmation : la grande proximité d’opinions entre évangéliques et non-évangéliques sur de nombreux sujets de société (hors éthique sexuelle et familiale), notamment la question des immigrés.

Demi-surprises

Une demi surprise est l’importance des néoprotestants issus de milieux non-protestants. Plus d’un protestant sur cinq aujourd’hui vient d’un milieu social non protestant. C’est considérable, et source de renouvellement. Une autre demi-surprise est l’existence d’une proportion très fortement majoritaire de protestants évangéliques hostiles au refus d’une lecture «premier degré» des textes bibliques de la Genèse. Seuls 20% des protestants de sensibilité évangélique lisent le récit biblique de la Création comme «historique», et la proportion est même plus faible encore en ce qui concerne les «chrétiens évangéliques» (15%). Difficile, après cela, de faire passer les évangéliques dans leur globalité pour des créationnistes stricts, même s’ils sont plus résistants que d’autres à la métaphorisation des textes...

Troisième demi-surprise : le pourcentage de «chrétiens évangéliques» déclarés qui s’affirment favorables à une FPF qui rassemble toutes les sensibilités du protestantisme. On aurait pu s’attendre au contraire, surtout dans le contexte de la création du CNEF. La FPF bénéficie manifestement d’une bonne image chez les évangéliques, qui n’ont pas peur de voir le périmètre de cette dernière s’élargir. Si l’on se fie ces données, le scénario d’une FPF marginalisée par un pôle évangélique s’effondre.

Grandes surprises

Au registre des surprises, l’œcuménisme occupe une place de choix. On découvre avec stupeur que les «chrétiens évangéliques» ont davantage participé à une rencontre œcuménique que les «protestants» (38% contre 28%). On est aux antipodes des représentations courantes, qui opposent souvent un évangélisme tenté par l’entre-soi et un protestantisme luthéro-réformé très engagé dans les dialogues inter-Églises.

J’y vois là un effet des mutations considérables de l’œcuménisme. On est passé d’un œcuménisme des théologiens et des ecclésiastiques à un œcuménisme de la piété locale (groupes de prière, parcours Alpha, « rallyes » charismatiques). Ce dernier œcuménisme de terrain, « grassroot », que l’on pourrait aussi qualifier de « kérygmatique », séduit manifestement une partie significative des protestants évangéliques.

Génération Facebook

Enfin, une des grandes surprises des résultats est le record de pratique hebdomadaire pour... les moins de 35 ans. 38% d’entre-eux affirment pratiquer leur culte chaque semaine, contre 21% des plus de 50 ans !

On retrouve la même dynamique en matière de lecture biblique. Qui dira après cela que « les jeunes ne lisent plus »? La génération Facebook n’a pas remisé la Bible au rang des oripeaux du passé, c’est même tout le contraire ! Au-delà des ressentis subjectifs, nous avons là une démonstration quantitative que protestantisme français peut rimer avec optimisme : vu dans sa globalité, il semble très bien résister au « vieillissement des cadres » qui marque le christianisme européen.

Sébastien Fath

  
 

1, 7 million de protestants en France

Selon les estimations de l’Ifop, il y aurait entre 2,5 % et 2,8 % de protestants dans la population de la métropole. Soit entre 1,6 million et 1,7 million de personnes dans la France métropolitaine. Sachant que dans les régions d’outre-mer la population protestante est supérieure à ce qu’elle est en métropole, on peut estimer raisonnablement que la population protestante représente bien 1,7 million de personnes au moins sur les 64,7 millions que comptait la France (métropole + DOM) au 1er janvier 2010.

 

 

Reconquête

Jean-Luc Mouton

Le protestantisme est bien le pain quotidien de cet hebdomadaire. Nous scrutons à longueur d’année et de colonne son état de santé, ses convictions, ses évolutions, ses espoirs et inquiétudes. Reste que nous ne disposons pas toujours les uns et les autres d’une vue d’en haut, impartiale et véritable, de cette minorité spirituelle.

La publication d’une enquête réalisée par un institut de sondage tel que l’Ifop et sous la responsabilité d’une institution universitaire vient assurément combler ce manque. Parallèlement, et en lien avec cette étude, la Fédération protestante tient colloque cette semaine et s’interroge sur la recomposition actuelle du protestantisme français. Un colloque organisé par Jean-Paul Willaime et Sébastien Fath, du Groupe Sociétés Religions Laïcités. Que retenir pour l’heure de cette auscultation des reins et des cœurs de nos coreligionnaires ?

Tout d’abord, nous possédons désormais une image plus nette du 1,7 million de personnes qui se rattachent en France au courant spirituel né avec la Réforme. Ceux du « canal historique », selon l’expression de Jérôme Fourquet de l’Ifop, demeurent majoritaires. 60 % des protestants français se réclament toujours de Luther et de Calvin. Le courant évangélique que ce sondage a longuement ausculté compose aujourd’hui un bon tiers de la famille protestante. Plus engagés, plus dynamiques, plus fervents, les évangéliques sont sans conteste le fer de lance d’une forme de reconquête du protestantisme en France. Jusqu’à apporter un démenti flagrant à toutes les études qui montrent une désaffection des jeunes pour la foi chrétienne. Les jeunes protestants évangéliques prient, lisent la Bible et participent plus au culte que leurs aînés !

Un protestant sur cinq vient aujourd’hui d’un autre milieu social ou spirituel. Et les évangéliques en sont souvent à l’origine. Mieux encore, alors que l’on constate ces dernières années un repli des bastions traditionnels du protestantisme en Alsace ou dans le grand Sud, un renouveau s’opère à partir des grandes villes et en particulier depuis l’Ile-de-France. Et ce nouvel élan touche toutes les communautés en région parisienne – Églises réformées comprises – qui voient des centaines de prosélytes les rejoindre ces dernières années. Un sondage plutôt réjouissant qui confirme, au fond, l’inattendu de Dieu.

Liens:

www.reforme.net